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Accusée de traverser illégalement la frontière entre le Congo et l’Angola, au niveau de la province de Cabinda, une Congolaise a été attachée à un arbre puis frappée avec un bâton sur la plante des pieds par un garde-frontière angolais. C’est ce que montre une vidéo récemment diffusée le 02 novembre 2016 qui ne cesse de choquer les congolais.

Selon une source angolaise, de nombreux Congolais vivent illégalement sur le territoire angolais et sont susceptibles d’être expulsés à tout moment. Et en général, leur expulsion se fait dans la violence

En raison des enjeux stratégiques de la région et des tensions historiques entre l’Angola et les deux Congo, la frontière est hautement surveillée et les passages illégaux de la frontière souvent réprimés.

Par ailleurs, la femme battue à démenti les accusations des gardes-frontières en expliquant qu'elle n’avait pas l’intention de traverser la frontière illégalement, qu’elle se rendait juste dans le quartier voisin de Cabinda pour aller faire des tresses à une autre femme pour un mariage. Dans son argumentation, elle dit qu’elle n’a pas pris le « kitubu », qui veut dire dans le jargon local le « passage illégal » [une zone forestière à travers laquelle passent les personnes cherchant à migrer illégalement. Ceux qui ne veulent pas les payer les taxes et autres frais, passent par le « kitubu », via la forêt, au risque de se faire arrêter. À cela s’ajoute une part de xénophobie…


Dans cette vidéo, on entend la femme parler en portugais avec un accent congolais. À la fin de la vidéo, elle prononce quelques mots en lingala, une langue parlée au République démocratique du Congo, que des Angolais de la frontière peuvent bel et bien comprendre.


En 2014, l’organisation Médecins du monde Belgique avait estimé que près de 44 000 Congolais avaient été expulsés d’Angola en un an et avait appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre un terme aux violences, notamment sexuelles, perpétrées durant ces expulsions.

 

Ornella N